Publié dans Chroniques de Miss C.

Le livre des Baltimore de Joël Dicker aux Editions de Fallois

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vecteur calendrier30 septembre 2015

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Themes_B FamilleJalousieAmitié fraternelleAmourDrame familialRomance

Editions de Fallois

20717-euro-symbol-on-a-shopping-bag1-200x200 10,99 € – Ebook / 22,00 € – Broché / 24,90 € – AudioLib

 

 

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Jusqu’au jour du Drame, il y avait deux familles Goldman. Les Goldman-de-Baltimore et les Goldman-de-Montclair. Les Goldman-de-Montclair, dont est issu Marcus Goldman, l’auteur de La Vérité sur l’Affaire Harry Quebert, sont une famille de la classe moyenne, habitant une petite maison à Montclair, dans le New Jersey. Les Goldman-de-Baltimore sont une famille prospère à qui tout sourit, vivant dans une luxueuse maison d’une banlieue riche de Baltimore, à qui Marcus vouait une admiration sans borne.

Huit ans après le Drame, c’est l’histoire de sa famille que Marcus Goldman décide cette fois de raconter, lorsqu’en février 2012 il quitte l’hiver new-yorkais pour la chaleur tropicale de Boca Raton, en Floride, où il vient s’atteler à son prochain roman. Au gré des souvenirs de sa jeunesse, Marcus revient sur la vie et le destin des Goldman-de-Baltimore et la fascination qu’il éprouva jadis pour cette famille de l’Amérique huppée, entre les vacances à Miami, la maison de vacances dans les Hamptons et les frasques dans les écoles privées. Mais les années passent et le vernis des Baltimore s’effrite à mesure que le Drame se profile. Jusqu’au jour où tout bascule. Et cette question qui hante Marcus depuis : qu’est-il vraiment arrivé aux Goldman-de-Baltimore?

 

 

Avis de Miss C

Les personnages

Le narrateur, Marcus Goldman nous relate sa saga familiale. Les Goldman de Baltimore (qu’on surnommera les Baltimore, d’où le titre) et les Goldman de Montclair.

Non seulement, il est le personnage central mais en plus il est celui qui veut savoir. Un peu naïf et, au début plein d’illusions, il soulève le voile lentement. Son insistance à poser des questions me rappelle le personnage de Colombo : sympathique mais têtu !

Enfant, ado puis écrivain en devenir nous suivrons ses espoirs et ses déceptions.

Dans ce livre, j’ai envie de dire que tous les personnages sont importants. Chacun a sa place et, surtout, chacun évolue au fil des pages. Nous les voyons grandir au fil du reçut. L’auteur a su les rendre attachants, vivants, plein d’épaisseur jusqu’à en faire des amis de longue date.

 

L’histoire

Dans les Etats Unis, tout commence en 1989 dans le meilleur des mondes, la vie est belle, rayonnante pour les Goldman. Mais le « Drame », comme le nomme Joël Dicker va balayer ce tableau idyllique. Tout le livre est construit jusqu’à ce dénouement final, faisant se chevaucher des périodes récentes de l’histoire et des périodes plus récente. Un vrai puzzle !

Si le lecteur suit l’intrigue principale, il s’intéressera aussi à la vie personnelle de Marcus à ses amours et à sa carrière.

 

L’auteur

Sans conteste, Joël Dicker ne pouvait échapper à son destin d’écrivain !

Originaire de Genève, il est le fils d’une libraire et d’un professeur de français.

Dans sa jeunesse, il a fondé et diriger une revue qui lui vaudra d’être nommé le plus jeune rédacteur en chef de suisse.

A l’adolescence, il est remarqué avec sa première nouvelle en participant au Prix international des jeunes auteurs.

Le succès vient avec son premier roman Les Derniers Jours de nos pères recevant le Prix des écrivains genevois, avant d’écrire le best-seller La vérité sur l’affaire Harry Quebert.

Le Livre des Baltimore, est son troisième roman.

Notons, qu’il est un des rares écrivains à devenir l’égérie d’une grande marque de montre… suisse, bien sûr !

Le style de Joël Dicker se caractérise par des phrases courtes, des répétitions qui permettent au lecteur « d’imprimer » ce qu’il doit retenir pour le dénouement. Mais son atout réside dans son écriture imagée : en quelques mots, il sait dépeindre une ambiance.

Le tout est aéré par des dialogues parfois brefs et incisifs, voire percutants, soit plus longs apportant des éclaircissements. On notera que l’auteur a eu l’intelligence de donner des petits tics de langage à ses personnages et les rendre authentiques.

Sa plume est simple, vraiment abordable comme s’il vous racontait son histoire autour d’un café.

 

J’ai aimé

Le talent de Joël Dicker est ne nous happer avec une intrigue simple avec des personnages finalement comme vous et moi avec leurs forces et leurs faiblesses.

Sa plume nous permet de nous immerger dans les émotions des personnages : joie, frustration, colère, plénitude, espoir… je crois que tout y est !

 

J’ai moins aimé

Mon reproche principal serait les longueurs dans ce livre : ok pour poser l’histoire mais au risque parfois de décrocher.

Les périodes se chevauchant et même si les dates sont précisées en début de chapitre, j’ai parfois eu du mal à savoir si je me retrouvais avec un Marcus Goldman enfant, ado ou adulte.

Pour ma part, ce fut une lecture très prenante, assez imagée de la vie dorée américaine avant la crise des subprimes.

 

 

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