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In scontru di … Isabelle Castelli

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Je remercie tout d’abord Isabelle d’avoir bien voulu répondre à mes questions.

 

0511-1101-0513-4935_female_artist_painting_a_portrait_clipart_image Portrait d’auteur

Nom et Prénom et/ou pseudo d’auteur(e) :

Isabelle Castelli

Si vous deviez vous présenter en quelques lignes :

Je suis née en 1976, année caniculaire, à Paris. J’ai vécu en banlieue est pendant 25 ans avec, entre temps, une année en Angleterre dans le cadre de mes études. J’ai commencé à travailler à 22 ans comme prof d’anglais d’abord en Seine-Saint-Denis puis en Auvergne, région où je vis aujourd’hui, que je quitte souvent et où je reviens souvent.

Quand vous étiez petit(e), vous vouliez faire quoi plus tard ?

Ça changeait. Journaliste, avocate, médecin, sans doute, rien de très original, en tous cas pas prof je crois, mais ça ne me semblait pas important, je disais ça comme j’aurais dit n’importe quoi. Mes centres d’intérêts étaient multiples et j’avais du mal à me limiter ou à me projeter dans l’un d’entre eux.

Quand avez-vous commencé à écrire ? Et qu’est-ce qui (ou qui) vous en a donné envie ?

Il y a eu plusieurs phases. J’ai tenu des journaux pendant toute mon enfance et toute mon adolescence, pas forcément intimes d’ailleurs, mais je me souviens que j’aimais bien trouver le mot juste, celui qui se tient au plus près de la pensée. Oui, j’étais une petite fille assez bavarde et j’aimais bien les mots, et de fil en aiguille, le langage, les histoires. Je lisais beaucoup.

(Moment de doute. C’est bien gentil de parler de soi mais faudrait pas raconter n’importe quoi. Je profite donc d’un appel à ma mère pour savoir ce qu’elle en pense. À la question « quelle petite fille j’étais ? » elle me répond : « tu étais bavarde, tu aimais les mots, tu lisais beaucoup ». Bon apparemment je n’ai pas sombré dans le fantasme.)

Je me souviens de ces moments où je me glissais en douce dans la chambre de mes parents et où je piquais des livres à ma mère. Elle avait deux étagères pleines, vraiment ça croulait. Je restais postée là et je prenais les volumes qui me tombaient sous les mains. Je regardais les couvertures, je lisais le résumé, je feuilletais, souvent je reposais, parfois je prenais, même si ce n’était pas de mon âge, surtout si ce n’était pas de mon âge.

(Lors du même coup de fil, je raconte cette anecdote à ma mère. Sa réaction, amusée : «  ah oui ? T’as fait ça ? Moi aussi je rentrais dans la chambre de ma mère pour lui piquer des bouquins. D’ailleurs un jour je suis tombée sur un livre si prenant que je ne suis pas allée au lycée. » Ma mère, elle me bat.)

Vers 20 ans, j’ai fait une rencontre importante, sur les bancs de la fac. Littéralement, c’était sur un banc et à la fac. Je lui ai dit : « tu fais quoi? », il m’a dit : « je t’attends ». Je n’invente rien, ça s’est passé comme ça. Il était américain, de Colorado Springs. On est devenu proches. Il composait de la musique, il écrivait, il peignait. Sa créativité était contagieuse et il m’encourageait dans mes travaux d’écriture. Mes deux premières histoires (non publiées et qui n’avaient pas vocation à l’être) Là sur ce banc où et Impasse de l’Avenir datent de cette période. Pendant cinq ans on a passé du temps ensemble. Il était reparti vivre aux USA mais j’allais le voir et il venait en France. Puis il est décédé brutalement. Une des dernières choses qu’il m’ait dites, chez lui, à San Francisco, dans Russia Avenue : « il faut que tu continues à écrire des histoires, ne lâche pas. » Sa mort a eu l’effet inverse. J’ai tout lâché, et pas seulement l’écriture mais aussi la musique qui avait, jusque là, occupé une place importante dans ma vie. Etrangement ou logiquement c’est un autre décès, dix ans plus tard, qui m’a replongée dans l’écriture, celui de ma grand-mère maternelle en mai 2010. Mon nom d’auteur, Castelli, est le sien.

De quoi vous ne pourriez pas vous passer ?

De mon imaginaire en premier lieu, puis de celui des autres. Même si je suis consciente qu’il serait vain de vouloir vivre d’amour et d’eau fraîche et qu’on ne peut aujourd’hui s’affranchir du matériel, je sais que même au chaud dans une corne d’abondance je serai malheureuse si j’étais privée de mon imaginaire, cette volonté de donner du sens à ce qui m’entoure et à le métamorphoser en autre chose. Je dirais même que plus le matériel m’écrase – nous vivons, il me semble, dans une époque matérialiste, peut-être la plus matérialiste qui soit – plus j’ai besoin d’imaginer et que d’autres imaginent autour de moi. Mais la distraction m’intéresse peu, je n’ai pas besoin d’être divertie, j’ai besoin de contenu. Je cherche des livres, des morceaux, des films qui, même s’ils touchent au fantastique, me disent quelque chose de ce que c’est d’être un Homme, ici et maintenant.

Votre émission de tv favorite :

Je regarde peu la télé et exclusivement des films ou des séries. Il peut m’arriver de la consommer de manière passive parce que je suis dans une pièce et qu’elle est allumée mais je ne regarde aucune émission de manière intentionnelle et régulière. Après, je ne la dénigre pas et il m’arrive de tomber par hasard sur des émissions qui retiennent mon attention. Dimanche dernier par exemple, au réveil, je suis descendue prendre le petit déjeuner. La télé était allumée. Mon premier réflexe aurait été de l’éteindre surtout que personne ne la regardait mais c’était une émission sur Frida Kahlo. Je n’ai pas réussi à me détacher du visage de cette femme, ses toiles, le récit de sa vie.

Votre film favori :

Je n’en ai pas. Il y a beaucoup de films que je prends plaisir à voir et à revoir mais aucun ne supplante les autres. J’aime bien les films qui présentent plusieurs degrés de lecture et où on découvre de nouveaux aspects à chaque visionnage. Des films un peu casse-tête en fait. Je pense à Matrix de Lana et Andy Wachowski, Shining de Stanley Kubrick ou plus récemment Interstellar de Christopher Nolan.

Justement, si un film était produit sur votre vie, qui jouerait votre rôle et pourquoi ?

Question assez déroutante. D’abord je n’aime pas beaucoup les biopics. Faire de la vie de quelqu’un une histoire me semble assez casse-gueule et forcément subjectif. Et remplacer un visage par un autre, c’est dérangeant. Je ne penserai peut-être pas ça dans 40 ans si je suis encore là mais aujourd’hui je dirais ça : pas de film.

Votre série favorite :

Un peu la même réponse que pour les films. Pas de série préférée mais plusieurs que j’ai appréciées : Tunnel avec Clémence Poésy, Top of the Lake de Jane Campion, récemment Lune Polaire avec Leïla Bekhti, les premières saisons de Breaking Bad. Mais voilà faut pas qu’il y ait trop de saisons. Game of Thrones, par exemple, j’ai vite lâché l’affaire.

Votre chanson préférée :

Pas de chanson préférée, ça change tout le temps. Beaucoup de chansons sortent tous les jours. L’époque est matérialiste mais elle est aussi très musicale. On chante beaucoup. Et c’est très bien comme ça. La musique, à mes oreilles, n’est pas figée et je ne peux la réduire à un morceau. Elle est mouvement(s) et elle évolue tout le temps. Parmi ces mouvements, et comme le titre de mon roman l’indique, le Hip Hop est celui qui retient le plus mon attention. C’est là que je trouve la plus grande richesse : dans le rap francophone en terme d’écriture et dans le rap américain en terme de musicalité. Certains artistes, exceptionnels, excellent dans les deux, l’écriture et le musical, le contenu et le contenant. Ceux là je les écoute beaucoup, je les écoute vraiment, ils me font du bien.

Votre idole :

Aucune idole.

Quelle est la 1ère chose que vous faites en vous levant le matin ?

Heu… J’ouvre les yeux ? J’éteins le réveil ? Je pose les pieds par terre ? Je sors dans le jardin pour me rouler dans l’herbe et recueillir toute la puissance de la rosée du matin ? Plus sérieusement, rien d’exceptionnel, comme tout le monde, j’émerge. Par contre, je l’ai déjà dit et c’est toujours vrai, j’adore écrire au saut du lit. Je l’ai beaucoup fait lors de mes voyages au Sénégal. Plus la journée avance, moins je peux écrire.

Quels sont vos tics ou vos manies ?

Assez compliquée comme question, je dois en avoir mais je n’en suis pas consciente (faudrait peut être que je rappelle ma mère…).

Quelle a été votre plus grosse honte ? Et la chose le plus drôle qui vous soit arrivé(e) dernièrement ?

J’ai justement eu une conversation avec mes enfants âgés de 9, 11 et 12 ans sur ce sentiment : la honte. C’est une notion intéressante. La conclusion de cette discussion fut que la honte est peut-être plus un sentiment de l’enfance/adolescence que de l’âge adulte, ou, en tous cas, qu’elle doit tendre à l’être. Et en y réfléchissant davantage aujourd’hui à l’occasion de cette interview je me dis que la honte est peut-être un objet de ma lutte. Mes parents avaient une manière de vivre un peu marginale et je me souviens très bien de ces moments où certains auraient voulu que j’ai honte de ça, de ne pas être comme les autres, de ne pas vivre comme les autres, de ne pas répondre aux injonctions sociales. Mais justement parce que mes parents assumaient leurs choix, parce qu’ils n’ont jamais cherché à m’humilier ou à me faire ressentir  la honte d’être soi, j’ai observé les mécanismes de l’humiliation sans qu’ils m’atteignent ailleurs qu’en surface.

L’héroïne de mon roman, Eva, est traversée par cette question de la honte, elle se débat avec elle. Elle oscille entre des moments « je m’en bats de tout et de vous » et des moments d’abattement et de repli sur soi. J’ai essayé, à travers son histoire, de mettre en lumière ces problèmes d’estime de soi et comment ils altèrent nos rapports avec les autres.  Mais Eva a cette force de métamorphoser la honte en dérision. Voilà ce qui, à mes yeux, la rend touchante. Et je trouve intéressant que dans la question, telle qu’elle est posée ci-dessus, on retrouve ce passage de la honte à l’humour.

Mais pour rentrer dans le vif du sujet (encore bavarde on dirait) : une anecdote où la honte et le rire ont partie liée. Un mercredi après-midi je prends la voiture pour amener mes enfants au sport. D’habitude en voiture c’est musique à fond donc j’entends rien d’autre mais cette fois-ci, sans doute parce qu’on discutait, pas de musique. J’entends un bruit bizarre dans la voiture, comme un sifflement au niveau de la roue avant droite. Bon, je ne me bile pas. Après avoir négocié un virage un peu sec, le sifflement se fait plus présent. Alors qu’on quitte la départementale pour entrer en ville, le sifflement devient un crissement à la limite du soutenable, un bruit aigu de pierre sciée par du métal. Tout le monde se retourne sur notre passage, les mains sur les oreilles, une expression douloureuse sur le visage. Cela n’échappe pas aux enfants qui sont submergés par la gêne et, oui, la honte : « mais maman, arrête ça ! ». Ils n’apprécient pas d’attirer l’attention ainsi sur eux. Et si je ne prends pas non plus mon pied à faire tant de bruit pour rien et à être ainsi une source de gêne pour les autres, je trouve ça plutôt amusant d’être à l’origine d’un tel boucan. Je les dépose, ils s’échappent soulagés et je file au garage, me doutant que quelque chose s’est glissée au niveau de mes plaquettes de freins, qu’elle s’y sent bien et qu’elle n’a pas l’intention d’en partir. Après une traversée de la ville plutôt comique, dont on me reparlera le lendemain – c’est une petite ville et tout le monde se connaît – j’arrive au garage et, après quelques minutes d’intervention, on me remet un gravier, de la taille d’une noisette, limé sur une face pour moitié. Le métal– avec une bonne mécanique derrière- peut être plus fort que la pierre, mais la pierre ne se laisse pas réduire en poussière en silence.

 

Croyez-vous au destin ?

Alors là, on rentre dans le lourd. A tout prendre je vais peut-être revenir à la question sur la télé…

Mais, non. Je m’arme de courage. Donc. Le destin…

Tiens, encore une question qui traverse Eva. La grande interrogation pour elle: « qu’est-ce que je fais là ? », « quelle est ma raison d’être ? ». C’est aussi la mienne même si je la formulerais différemment. Je dirais juste : « Pourquoi ? »

Je n’ai pas de réponse définitive à donner aujourd’hui mais chaque jour qui passe j’essaye d’avancer sur le chemin de la Réponse. J’en sais un peu plus qu’hier et un peu moins que demain, mais, oui, je pense que nous avons chacun une raison d’être, un rôle à jouer et que la vie doit se passer à trouver cette voie qui est la nôtre et celle de personne d’autre. Certains y arrivent, d’autres pas. Mais quand je tombe sur quelqu’un qui est en phase avec lui-même, qui sait qui il est et pourquoi, ça me fait du bien. Ces personnes ne sont pas difficiles à reconnaître : elles sont inspirées.

Quelle est votre phrase culte favorite  ? Et votre citation favorite  ?

 

Pas d’idole. Pas de culte. Mais j’ai envie aujourd’hui de citer Tupac Shakur, qui dans le genre « j’excelle dans la musicalité et l’écriture » occupe, pour moi, une place de choix. Après ça aurait pu être quelqu’un d’autre. Nombreux sont ceux qui ont des idées magnifiques et qui les expriment très bien mais voilà aujourd’hui c’est Tupac. Après je suis prudente avec les citations, les propos sont parfois déformés et hors contexte ils perdent de leur sens, mais il aurait dit :

« A lot of people – Black, White, Mexican, young or old, fat or skinny – have a lot of problem being true to themselves. They have a problem looking into the mirrorand looking directly into their own souls. (…) The reason I am who I am today is because I can look directly into my face and find my soul. »

La traduction est un exercice difficile mais le sens me semble à peu près celui-là : « beaucoup de gens (…) ont du mal à être vrai avec eux-mêmes. Ils ont du mal à se regarder dans le miroir et à scruter leur âme. Je suis qui je suis aujourd’hui car je peux scruter mon visage et trouver mon âme. »

Si je cite cette phrase aujourd’hui c’est sans doute parce qu’elle est un complément de réponse à la question précédente. Voir son âme c’est s’engager sur le chemin de son destin. 

Quelle est votre plus grande qualité ? Et votre plus gros défaut ?

« Allô, maman ? »

Comme pour les tics et les manies, d’autres sont sans doute mieux placés que moi pour répondre mais bon, je dirai que le doute me freine beaucoup. Je ne sais pas si c’est un défaut parce qu’il est aussi un gage d’exigence.

Après, si le doute est mon frein le plus puissant, quel est mon moteur ?

Je crois en l’amour, j’y crois fort. Dans son sens large. Amour de soi, amour des autres, amour des animaux et de la nature, amour de l’Homme et de la Vie. C’est ce qui me fait avancer, en recevoir et en donner.

Quel mot utilisez-vous trop souvent ?

Des gros mots.

Avez-vous déjà eu un ami imaginaire ?

Non. Juste des amis, et de l’imagination.

5 Vos livres

Le livre que vous lisez actuellement :

The Sacred History of the World, de Jonathan Black. Je lis presque seulement en anglais. Ce n’est pas de la fiction mais un essai qui vise à bâtir des ponts entre les différentes cultures, religions, mythes et contes du monde. C’est original, intéressant, inspirant.

Côté fiction, je suis plongée dans l’œuvre de Neil Gaiman, auteur recommandée par ma mère qui est encore pour moi une grande pourvoyeuse de livres (je parle beaucoup d’elle je trouve, c’est grave docteur ?). Il mélange réalisme, fantastique, théologie et fiction avec beaucoup d’allégresse et d’inspiration. American Gods doit bientôt faire l’objet d’une série. Anansi boys, son deuxième roman, qui est un peu le prolongement du premier, explore l’univers et la mythologie d’un dieu Africain, Anansi ou le dieu araignée.

Justement, si vous étiez un livre, vous seriez lequel ? Et pourquoi ?

Un truc bien compliqué, construit comme un labyrinthe avec des impasses, des fausses pistes et des moments d’ouverture.

Quel est votre petit rituel pour écrire ?

Je n’en ai pas. Mais c’est peut-être un tort.

Quel est votre livre préféré parmi les vôtres ?

Pour le moment il n’y en a qu’un, Hip Hop Love, publié chez HQN. J’ai pris beaucoup de plaisir à l’écrire et il m’arrive de m’y replonger parfois. Je constate que je l’aime toujours, peut être plus qu’au départ. Je découvre des sens cachés, des formules dont, au moment de l’écriture, je n’avais pas perçu toute la portée. Il contient pour moi toute la magie de l’inspiration.

Quel est votre personnage, parmi vos personnages, préféré ?

J’aime tous les personnages d’Hip Hop Love, sans exception. J’ai beaucoup parlé d’Eva et je l’ai beaucoup fait parler, dans le roman mais aussi dans un article pour le site suisse Jet d’encre où j’ai utilisé sa voix pour raconter les périples de ma quête éditoriale : « Itinéraire d’une héroïne de roman qui voulait exister ». Donc aujourd’hui j’ai plus envie de me tourner vers Valérie, sa meilleure amie. Calme, sensible, bien dans ses baskets, toujours disponible et de bon conseil, elle forme avec Eva un duo qui est un miracle d’équilibre (petit clin d’œil à l’auteure Lucia Etxebarria ).

Quel est l’endroit où vous aimeriez écrire ?

Au bord de la mer. Avec personne autour. Juste le bruit des vagues, le sable et les oiseaux.

 

indexVos projets

Quels sont vos envies et projets pour l’année 2017 (et les suivantes) ?

Terminer mon deuxième roman. Je suis dans la dernière ligne droite – les cinquante dernières pages – mais elle est décisive, tout le reste du livre en dépend, donc c’est chaud. J’attends le moment où je vais pouvoir me lancer sans avoir à m’interrompre et où j’aurais la force de dire ce qui doit être dit. C’est un livre assez sombre et contrairement à Hip Hop Love je ne l’écris pas dans la joie mais plutôt dans une forme de douleur.

Après j’aimerais me lancer dans le troisième, auquel je pense depuis longtemps et qui s’annonce beaucoup plus lumineux donc plus facile à écrire.

Avez-vous prévu d’aller sur des salons (en exposant ou en visiteur) ? si oui, lesquels (pour que les lecteurs puissent prévoir de vous y retrouver)

J’ai loupé cette année une invitation au salon qui se déroule à Clermont Ferrand « les Fées d’Arverne », faute d’avoir relevé mes messages à temps. On a pris rendez vous pour l’année prochaine. A voir.

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